A propos du blog

Ce blog est utilisé comme "vitrine" pour le Collectif l'Ecole est la Maison. Il est exclusivement informatif. Il n'est pas une tribune ni un lieu d'échanges et de débats.
Par conséquent les commentaires sont tous modérés. Nous publions ici uniquement les commentaires neutres et objectifs, réclamant des compléments d'informations.
Si vous souhaitez débattre ou échanger, nous vous invitons à vous diriger vers notre forum ou notre page facebook.

mercredi 13 septembre 2017

De la "non-rentrée"...

La rentrée scolaire marque la reprise administrative des non-scolarisés ayant cependant opté pour la voie légale:la formule Instruction En Famille (IEF). 

La rentrée scolaire, c’est aussi la reprise administrative ET la reprise concrète pour les familles IEF qui doivent- parce que suivant un cours par correspondance- ou qui veulent (notamment celles ayant opté pour une formule  pédagogique "formelle" comme type d’IEF) se référer, au quotidien, aux programmes officiels de l’Education Nationale.                                                                                                                                            
Pour les autres, cette reprise ne demeure plus ou moins qu’administrative.
"Plus ou moins" car les familles ayant à cœur un "ownschooling*", celles attachées à "l’informel", voir les unschoolers**, se référent pour partie, ou peu, voire… pas du tout, au programme officiel de l’Education Nationale. Elles ne se voient pas calquer leurs méthodes d’accompagnement de leurs enfants, aux rythmes scolaires officiels car soit elles n’ont pas interrompu leur démarche d’instruction durant les vacances scolaires estivales, soit elles n’ont pas planifié de quelconque reprise au cours de ce mois de septembre. 

Pourtant, et ce n’est pas le dernier des paradoxes dans le microcosme IEF, ce sont le plus souvent les non-sco*, attachés aux formules résolument informelles ou unschooling, voir non-IEF  qui sont à l’initiative de la mise en place des fameuses «non-rentrées»  calquées sur le jour de la rentrée officielle des scolaires…  Cette "non-rentrée" qui est surtout une rencontre de familles non-sco d’un espace géographique déterminé (souvent un département) a selon les lieux, une intention particulière, comme l’illustrent les différents commentaires en faisant publicité, sur les espaces de discussions:l’opportunité de faire se rencontrer les familles, la volonté d’afficher un positionnement instructif par le nombre, l’intention de fixer pseudo-officiellement une date de redémarrage après la "léthargie estivale", le dessein de rassembler "les troupes" pour pouvoir en estimer le nombre et faire passer au mieux certains messages d’associations nationales IEF parfois revendicatifs, etc…

Les origines de la venue au choix non-sco sont multiples (inadéquation des exigences scolaires avec la personnalité ou les caractéristiques de l’enfant, volonté religieuse, volonté philosophique, rejet sociétal, violence scolaire vécue ou pressentie, parcours parental scolaire traumatisant, etc…) et en découlent pour la quasi-totalité des familles, une orientation IEF . 
Ce choix de l’IEF permet de pouvoir accompagner ses enfants selon ses caractéristiques et attentes familiales, dans un cadre totalement légal. Ainsi, tout cela s’inscrit dans une certaine et finalement grande liberté d’action que ne contredisent pas les obligations d'inscription administrative préalable et de démonstration d’accompagnement instructif effectif des enfants. 
La pérennité de l’IEF actuelle,  ne nécessite donc pas de manifestation publique aussi sobre soit elle, son ancrage légal étant bien assis.

Pourtant, c’est une évidence, des familles ont besoin de participer à ces "non-rentrées" car soit elles ont de l’expérience en matière d’IEF et veulent faire partager celle-ci ou transmettre un message particulier ; soit elles démarrent (tout juste ou depuis peu d’années), et sont en quelque sorte des "petits nouveaux" en recherche de réseau, de partages, de réconfort et de soutien. Ces deux ultimes raisons sont vraisemblablement celles que reconnaissent le plus souvent par la suite, les familles IEF qui y ont participé à leurs débuts. 

Car oui, le choix IEF s’inscrit dans la loi, oui ce choix permet de totalement calquer l’accompagnement de ses enfants à ses convictions et pourtant… il n’est pas évident à faire "accepter" de son entourage, car c’est un choix minoritaire, un choix considéré comme marginal donc, un choix qu’il faut souvent expliquer, justifier, voir défendre. Bref un choix qui bien que totalement personnel, déstabilise souvent son entourage proche ou lointain. Un choix original, un choix différent dans une société où la majorité en fait un autre, un choix où on peut se sentir seul face aux autres, à leurs questions, leurs critiques, voir leur hostilité.

Aussi, la proposition de non-rentrée est alors une bonne occasion pour se retrouver entre "comparses" isolés, pour se serrer les coudes, pour s’échanger des argumentations à resservir face aux questionnements de son entourage, pour confirmer le bien-fondé de son choix. Et comme tout choix personnel,  l’IEF touche l’affect des parents qui le décident ; un choix où la part profonde de chacun est "chatouillée"… entraînant de façon logique, ce comportement grégaire, consistant à se rassembler pour se sentir "plus forts".

Ainsi donc, bien que la "non-rentrée"soit une manifestation qui ne concerne finalement pas la majorité des familles non-sco, elle semble être un pallier rassurant pour la majorité de celles qui démarrent dans cette aventure. 
Opter finalement pour l’IEF, c’est sortir d’une démarche sociétale classique, tout en ayant la nécessité d’appartenir à nouveau à une autre société…le goût de la liberté en troupeau en quelque sorte!  
Mais comme dit le dicton "seul on va plus vite, ensemble on va plus loin… ". 

Belle Instruction En Famille à tous, avec ou sans "non-rentrée", bons moments de partage avec vos enfants !
Le Collectif l'Ecole est la Maison


Précisions : si choisir l’IEF ne nécessite pas de s’inscrire dans une pratique précise (formel, informel, unscho, etc…), il n’en demeure pas moins qu’il existe plusieurs courants de pratique auprès desquels chaque famille a plus ou moins d’affinités et avec lesquels elle jongle plus ou moins au cours de son parcours IEF. Leur déclinaison n’est ici ni intégrale ni totalement définie, se documenter pour en connaître clairement les caractéristiques et le nombre.

Ownchooling : un mélange personnalisé entre méthodes formelles et informelles (pour faire court)
**Unschoolers : l’enfant choisit ses activités d’apprentissage et s'il a envie d’apprendre ou pas (également pour faire court)
*Non-sco : non-scolarisés ou non-scolarisant, qui ne vont pas à l’école ou qui n’envoient pas leurs enfants à l’école

lundi 17 juillet 2017

9 propositions pour un juste encadrement de l'IEF

Nous considérons que la nouvelle circulaire va dans le sens de l'harmonisation des contrôles que nous appelions de nos voeux. Notre Collectif a relevé des points importants de cette circulaire :
  • Pas d'obligation de résultat
  • Pas de comparaison à un niveau scolaire
  • Deux temps clairement défini dans le contrôle pour éviter la concomitance de l'entretien et des exercices et de ce fait la séparation parent/enfant.
  • Des exercices oraux ou écrits individualisés, adaptés à l'enfant et aux choix pédagogiques des parents.
En actant tous ces points, la circulaire répond notamment à nos propositions 4, 7, 8, 9, 10. Cependant, il reste encore du travail pour parvenir à une réelle harmonisation des contrôles. Aujourd'hui si nous avons progressé le compte n'y est toutefois pas.

Aussi, nous avons jugé opportun de réviser nos 20 propositions d'origine pour les faire évoluer à la lumière des avancées de la nouvelle circulaire.

Notre Collectif est donc heureux de vous faire part de ses neufs propositions pour un juste encadrement de l'instruction en famille et l'harmonisation des contrôles qui viennent remplacer nos 20 propositions initiales.
Comme précédemment, le Collectif l'Ecole est la Maison communiquera le plus largement possible sur ses 9 propositions.

9 propositions consultables en cliquant sur ce lien : https://docs.google.com/document/d/1lZiMBqY7ngQRmvCSB23CXx8m8gbDWPB65o4Vr8fnggQ/edit

vendredi 21 avril 2017

La nouvelle circulaire


Nous considérons que la nouvelle circulaire va dans le sens de l'harmonisation des contrôles que nous appelions de nos voeux. 
Les points importants de cette circulaire:
  • Pas d'obligation de résultat
  • Pas de comparaison à un niveau scolaire
  • Deux temps clairement défini dans le contrôle pour éviter la concomitance de l'entretien et des exercices et de ce fait la séparation parent/enfant.
  • Des exercices oraux ou écrits individualisés, adaptés à l'enfant et aux choix pédagogiques des parents. 
En actant tous ces points, la circulaire répond notamment à nos propositions 4, 7, 8, 9, 10.

Avant/Après : pour connaitre qui est à l'origine de chacune des modifications, nous vous renvoyons à la lecture des compte-rendus proposés en lien ci-après.
Projet de circulaire
Circulaire
“Quel que soit le mode d’instruction il doit permettre à l’enfant d’acquérir, à l’issue de la période de l’instruction obligatoire, l’ensemble des connaissances et des compétences du socle commun.”
“Quel que soit le mode d’instruction il doit avoir pour objet d’amener l’enfant d’acquérir, à l’issue de la période de l’instruction obligatoire, l’ensemble des connaissances et des compétences du socle commun.”
L’IA-DASEN doit faire vérifier que l'enfant reçoit bien une instruction et qu'il acquiert les connaissances et les compétences qui lui permettront à 16 ans (...)
L'IA-Dasen doit faire vérifier que l'enfant reçoit bien une instruction qui a pour objet de l'amener, à l'issue de la période de l'instruction obligatoire, à la maîtrise de l'ensemble des exigences du socle commun
Pour apprécier la qualité et le niveau de l'instruction de l’enfant, les personnes chargées du contrôle peuvent s'appuyer, dans la mesure où elles en disposent, sur les résultats de l'enquête du maire ou du préfet, afin de connaître les raisons qui ont guidé ce choix d'instruction et l'état de santé de l'enfant.
Pour apprécier la qualité et le niveau de l'instruction de l'enfant, les personnes chargées du contrôle peuvent s'appuyer, dans la mesure où elles en disposent, sur les résultats de l'enquête du maire ou du préfet, afin, d'une part, de connaître les raisons qui ont guidé ce choix d'instruction et, d'autre part, de savoir s'il est donné à l'enfant une instruction dans la mesure compatible avec son état de santé et les conditions de vie de la famille.
Il est vivement recommandé que les personnes chargées du contrôle conseillent aux personnes
responsables de l’enfant de produire, préalablement au contrôle, un document explicitant leurs choix éducatifs ainsi que, dans la mesure du possible, la progression retenue.
Il est vivement recommandé que les personnes chargées du contrôle conseillent aux personnes responsables de l'enfant de produire, préalablement au contrôle, un document explicitant leurs choix éducatifs ainsi que, dans la mesure du possible, la progression retenue. Les personnes responsables de l'enfant peuvent demander que ce document soit annexé au bilan du contrôle
Dans un premier temps, l’entretien a pour objet de permettre aux personnes responsables de l’enfant de présenter leurs choix éducatifs ainsi que les méthodes et supports pédagogiques retenus.
L’entretien a pour objet de permettre aux personnes responsables de l’enfant de présenter leurs choix éducatifs ainsi que les méthodes et supports pédagogiques retenus.
II.3.2.b.Entretien et observation des différents travaux de l’enfant
En application de l’article R. 131-14 du code de l’éducation, le contrôle de l’acquisition des
connaissances et des compétences se déroule sous la forme d’un entretien avec les personnes
responsables de l’enfant soumis à l’obligation scolaire, le cas échéant en présence de ce dernier (...)Dans un premier temps, l’entretien a pour objet (...)
Dans un second temps, les différents travaux réalisés par l’enfant sont présentés à la personne chargée du contrôle.
II.3.2.c. Exercices individualisés
Conformément aux dispositions de l’article R. 131-14 du code de l’éducation et afin de mieux
apprécier les acquisitions et, à compter de la deuxième année d’instruction dans la famille, les progrès
de l’enfant, des exercices écrits ou oraux individualisés et adaptés, dans la mesure du possible, aux
objectifs pédagogiques que les personnes responsables se sont donnés, lui sont demandés par la
personne chargée du contrôle.
Il convient de veiller à ce que les exercices et leur durée soient adaptés à l’âge de l’enfant et son état
de santé.
II.3.2.b.Entretien
En application de l’article R. 131-14 du code de l’éducation, le contrôle de l’acquisition des
connaissances et des compétences se déroule sous la forme d’un entretien avec les personnes
responsables de l’enfant soumis à l’obligation scolaire, le cas échéant en présence de ce dernier (...)Dans un premier temps, l’entretien a pour objet (...)


II.3.2.c. Observations des travaux de l’enfant et Exercices individualisés
Dans un second temps, les différents travaux réalisés par l’enfant sont présentés à la personne chargée du contrôle.
Conformément aux dispositions de l’article R. 131-14 du code de l’éducation et afin de mieux
apprécier les acquisitions et, à compter de la deuxième année d’instruction dans la famille, les progrès
de l’enfant, des exercices écrits ou oraux individualisés et adaptés, dans la mesure du possible, aux
objectifs pédagogiques que les personnes responsables se sont donnés, lui sont demandés par la
personne chargée du contrôle.
Il convient de veiller à ce que les exercices et leur durée soient adaptés à l’âge de l’enfant et son état
de santé.
“si le caractère privé et protégé du domicile familial ne peut être opposé à la personne chargée du contrôle pour refuser un contrôle à domicile, il est cependant important que le contrôle s’effectue dans le respect du caractère privé du domicile”
paragraphe retiré
“La famille est informée par écrit de la date du contrôle, du ou des lieux où il se déroulera”
La famille est informée par écrit de la date du contrôle, du lieu où il se déroulera


Nous nous réjouissons également que la réunion de concertation ait porté ses fruits. En effet les demandes de modifications que nous avons formulées le 11 avril et que Monsieur Noblecourt avait acceptées, figurent bien dans la circulaire publiée. Nous sommes heureux de voir que le dialogue pacifié engagé avec le Ministère de l'Education Nationale depuis la création de notre Collectif a permis des avancées significatives pour l'instruction en famille.


Tous les liens:

  • Pour consulter le projet d'origine de la circulaire: click ici
  • Pour consulter nos modifications proposées au MEN le 07/04/2017: click ici
  • Notre compte-rendu de la réunion de concertation du 11 avril 2017 : click ici
  • Billet du blog : click ici
  • Pour que vous puissiez comparer et recouper les informations, dans un souci de transparence, nous vous mettons en lien les compte-rendus auxquels nous avons eu accès : celui d'UNIE, celui de LED'A/LAIA/CISE
  • La circulaire définitive parue au B.O du 20/04/2017: click ici

samedi 15 avril 2017

Le logiciel ATHENA

Un nouveau logiciel, le logiciel Athéna, est arrivé récemment sur le marché. Il nous a semblé pertinent de partir à la rencontre de son créateur et d'en savoir un peu plus à son sujet...

1) Bonjour Arthur, pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs?
Bonjour à tous, je suis Arthur Yohan Sancerni. Je suis un des co-fondateurs de l'école dynamique, la première école en France à reprendre le modèle démocratique Sudbury. L'école dynamique est un lieu de démocratie totale ou l'apprentissage est l'affaire de chacun et où aucun programme n'est suivi. Chaque membre de l'école est totalement responsable de sa personne quel que soit son âge (Entre 5 ans et 18 ans +) et a accès à un nombre de ressources qu'il choisit d'utiliser...ou pas. 

2 ) Tu as mis au point un logiciel. Peux-tu nous expliquer de quoi il s'agit?
Athéna est une plateforme de suivi des apprentissages. De façon structurée, à travers un journal de bord, elle permet de relier les apprentissages libres et de la vie courante aux exigences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
Nous avons choisi de créer une plateforme en ligne pour pouvoir avoir un outil évolutif en temps réel selon les besoins des utilisateurs dans un soucis d'amélioration constante.


3) Ton logiciel s'adresse d'abord aux écoles démocratiques et aux apprentissages auto-gérés, crois-tu qu'il soit possible de l'utiliser dans le cadre de l'instruction en famille et plus particulièrement dans le cadre d'une instruction formelle (donc assez éloignée des apprentissages autonomes)?
La plateforme est simplement une façon de mettre en lumière toutes sortes d'activités formelles ou informelles qui permettent l'acquisition du socle et d'avoir un suivi clair et lisible. Il faut savoir que chaque utilisateur peut créer des activités personnalisées et les relier au socle commun. Donc l'utilisation peut tout à fait convenir à une utilisation IEF qui suit le programme.


4) Abordons à présent la question du coût...que peux-tu répondre ou proposer aux familles qui trouvent le prix un peu élevé?
Nous avons à ce jour fixé un prix de 10€ mensuel pour l'utilisation d'Athéna en IEF. Il faut dire que c'est un outil qui tend à être collaboratif et nous tentons de le rendre accessible autant que possible. Nous avons un certains nombre d'abonnement à tarif réduit que nous réservons, il suffit de nous en faire la demande pour en bénéficier.


5) Il est question avec les élections qui approchent que les programmes soient plus ou moins révisés. Envisages-tu d'adapter alors ton logiciel? Comment les abonnés pourront-ils bénéficier de mises à jour?
Comme expliqué plus tôt. La plateforme tend à évoluer constamment en fonction des besoins. Le programme scolaire n'étant pas lié à Athéna, il est facile d'adapter une base de donnée personnalisée pour chaque utilisateur en fonction des activités des enfants.


Ce logiciel permet donc aux familles qui l'utilisent  de "traduire" en "langage socle commun de l'éducation nationale" tout ce qu'ils font au quotidien avec leurs enfants dans le cadre de l'instruction en famille, qu'elle soit formelle ou informelle.

Vous pouvez regarder une démonstration en cliquant sur la vidéo

Notre Collectif a testé pour vous...
on a bien aimé
  • son côté très pratique: on peut lier à tout moment le socle et les apprentissages de nos enfants. On sait à tout moment où on en est avec les attendus des cycles.
  • logiciel intuitif et sobre, assez simple à utiliser

on a moins aimé
  • son prix...ça fait tout de même 120€ /an
  • son côté fastidieux : tout noter...
Il répondra probablement davantage aux besoins des familles qui se lancent dans l'instruction en famille et qui prennent leurs marques qu'à des parents bien "rodés".

mercredi 12 avril 2017

Projet de circulaire


Le Collectif a donc reçu le 4 avril le projet de nouvelle circulaire concernant l'instruction en famille. Ce projet est à consulter en cliquant sur le lien: click

Nous avons envoyé nos propositions au sujet de ce projet à Monsieur Noblecourt, directeur de cabinet, et à ses services, vendredi 7 avril après-midi. Nos propositions sont consultables en cliquant sur ce lien : click

Nous avons participé à la réunion de concertation du mardi 11 avril. Vous pouvez en lire le compte-rendu* en cliquant sur le lien suivant : click


*le compte-rendu est un exercice très particulier. Un compte-rendu doit toujours être le plus précis et surtout le plus neutre possible. C'est un document factuel. Seuls les noms (et postes) des intervenants, les interventions et les faits doivent y figurer. Les analyses, les sentiments, les impressions, les souhaits, les regrets, les animosités du ou des rédacteurs ne doivent pas y figurer.

mercredi 5 avril 2017

On vous informe


Le mardi 11 avril se tiendra au Ministère de l'Education Nationale une concertation sur le projet de circulaire interministérielle relative à l’instruction dans la famille.
Cela signifie qu'à la suite du nouveau décret d'octobre 2016, sera mise en place une nouvelle circulaire détaillant le déroulement et le contenu des contrôles.

Le Collectif l'Ecole est la Maison assistera bien entendu à la réunion qu'il avait appelée de ses voeux à plusieurs reprises.

lundi 3 avril 2017

Lettre ouverte à la Ministre de l'Education Nationale (et à son futur remplaçant...)


Résultat de recherche d'images pour "rue de grenelle"

Madame la Ministre,
Au printemps dernier, vous déclariez vouloir renforcer les contrôles des familles ayant fait le choix d'instruire leurs enfants. Nous avons entendu vos craintes et vos attentes. Nous avons bien compris votre volonté de lutter contre le radicalisme, le sectarisme, l'isolement et les carences éducatives pour le bien de nos enfants. Votre réponse a été un décret en octobre 2016.

Comme vous (?), notre collectif croit en l'instruction. Comme vous (?), il croit à l'éducation. Comme vous (?), il croit à la famille. Notre collectif croit aussi à l'utilité de l'école pour une nation. Nous pensons qu'un pays moderne doit pouvoir sereinement proposer un éventail de solutions éducatives sans qu'il y ait de rivalités entre elles, pour instruire au mieux les enfants de France en fonction de leur tempérament, de leurs aptitudes, de leurs besoins, des possibilités des familles. L'instruction en famille est une offre éducative aussi valable que les établissements publics, privés sous contrat, hors contrat, cours par correspondance.

Nous attendons davantage qu'un décret. Nous l'avons dit, nous l'avons écrit. Nous appelons de nos voeux une clarification et une harmonisation des contrôles dispensés par les inspecteurs de l'Education Nationale. Dans ce domaine, il y a beaucoup à revoir, beaucoup à faire. Sur le terrain, nous constatons beaucoup trop d'inégalités en matière de déroulement tant du contrôle académique que du contrôle de mairie. Vous ne pouvez nier que la circulaire actuelle laisse bien trop de place à l'interprétation. Ces flous juridiques sont une plaie pour l'instruction en famille, chacun se jouant des failles qu'il peut trouver. Votre décret ne permet malheureusement pas d'enrayer ce phénomène.

Aussi, Madame la Ministre, nous vous redemandons très solennellement espérant être entendus, de bien vouloir organiser en concertation un chantier de réécriture de la circulaire d'application pour permettre aux familles aussi bien qu'aux inspecteurs d'avoir une trame plus claire du déroulement des contrôles, des attendus, des temps impartis, des lieux de contrôle.

Les 20 propositions que nous vous avions fait parvenir se voulaient et se veulent toujours une base de réflexions pour un juste encadrement de l'instruction en famille.

Dans nos propositions, nous demandons par exemple: l'harmonisation des contrôles à l'échelle nationale, des contrôles précis, encadrés et identiques quelle que soit l'académie de résidence, un contrôle au domicile de l'enfant jusqu'à 12 ans, dans l'établissement scolaire de rattachement au-delà de 12 ans, la réaffirmation dans la circulaire de l'obligation de moyens et non de résultats, que soit fait référence aux programmes non pas à chaque fin de cycle mais en deux paliers, un en fin de primaire, un en fin de collège. Nous avons proposé une trame de déroulement de contrôle, des engagements plus forts de la part des famille, une redéfinition des refus de contrôle et face à la crainte de radicalisation, un contrôle de mairie annuel et non tout les deux ans.

Nous nous étonnons par ailleurs que votre souci d'égalité ne vous ait pas conduite à prendre des mesures en faveur de l'allocation de rentrée scolaire pour les enfants instruits en famille. Est-il normal en effet que des familles remplissant les conditions de ressources et leurs obligations légales (notamment déclarations annuelles) ne bénéficient pas de l'ARS au motif qu'elles instruisent elles-mêmes leurs enfants? Qui peut croire qu'elles auraient moins de dépenses pour l'instruction de leurs enfants qu'une famille scolarisant dans une école publique ? Les familles que nous représentons n'ont pas simplement un cartable et une trousse à acheter ! Elles financent elles-mêmes des manuels, des fournitures, des livres, de la documentation, des photocopies, du matériel pédagogique en nombre, des cours de langues, des abonnements etc...Nous dénonçons cette rupture d'égalité.

Ni la publication d'un livre ni la campagne présidentielle ne sont à nos yeux des motifs légitimes d'inaction et de silence.

Les familles attendent, nos enfants attendent.

COLLECTIF L'ECOLE EST LA MAISON


mercredi 22 mars 2017

L'harmonisation des contrôles

Le constat est simple : les dispositions légales passées et actuelles n'ont jamais permis l'harmonisation des contrôles. Suivant leur lieu d'habitation ou l'inspecteur dont elles dépendent, les familles connaîtront des contrôles radicalement différents. C'est une très grande injustice qu'il nous faut sinon supprimer tout au moins atténuer autant que faire se peut.



Il est absolument certain que combattre le décret entré en vigueur n'est pas la solution. Il s'agit d'un combat d'arrière-garde -qui plus est sur un point de détail- qui n'apporte aucune solution "globalisante" et constructive à ce problème d'inégalité flagrante.



Qu'observons-nous ?
Un corps d'inspection à la peine. Un corps d'inspection qui compte bien sûr comme dans toute autre branche professionnelle son lot d'incompétents, son lot d'idéologues heureusement dans une proportion moindre que celle de personnes compétentes, intelligentes, ouvertes et de bonne volonté.
Des familles ne sachant jamais ce qui va leur arriver le jour du contrôle. D'autres à l'affût de la moindre entorse légale derrière laquelle se réfugier afin de se soustraire à leurs obligations légales ou empêcher les enfants de faire des exercices que ce soit par écrit ou à l’oral.

Nous savons que les dérives, les montées de radicalisme et de sectarismes, les refus et les impossibilités de contrôle sont bien réelles, relevées et consignées par l'administration.(cf notamment les débats autour de la loi égalité et citoyenneté )
L'unique façon de remédier à ce problème, l'unique façon d'harmoniser les contrôles pour que chacun y trouve son compte est de déterminer un cadre précis, clair et structuré en accord avec le Ministère de l'Education Nationale (MEN). 

Bien entendu, il ne s’agira pas de chercher à imposer uniquement nos vues sans tenir compte des attentes des inspecteurs et du MEN, lesquels ont également des réclamations valables. Il ne s'agira pas non plus de demander ou de proposer des solutions irréalistes, impossibles à mettre en oeuvre, trop coûteuses pour l'Etat ou encore proposer l'abrogation des contrôles. 
Plaçons nous enfin dans une logique de donnant-donnant et quittons celle du donnant-prenant qui a cours depuis bien trop longtemps.
Plus les contrôles auront une trame claire et précise, un déroulement détaillé et plus nous gommerons les interprétations libres qui nous placent ensuite les uns et les autres dans des situations douloureuses; ceci dans l'intérêt de nos enfants avant tout.

Avec nos 20 propositions, nous n'avons pas cherché à combattre les exercices imposés, écrits et/ou oraux, combat stérile, mais nous avons préféré concentrer notre énergie et notre réflexion sur le contenu et le cadre de ces exercices. Nous proposons des moyens, un déroulement précis et stable qui prendrait en compte ce que l'enfant a réellement fait et non ce qu'il est supposé avoir fait. 
De même, plutôt que d'accepter des contrôles en références aux 4 cycles des programmes, nous avons proposé une mesure de compromis entre notre liberté pédagogique et les attentes du MEN: 2 paliers un en fin de primaire et un en fin de collège, en lieu et place des 4 cycles.
Nous proposons que les familles envoient obligatoirement un dossier à l'inspecteur. Ce dossier de quelques pages est avant tout là pour les protéger : les protéger des interprétations de l'inspecteur, d'exercices inadaptés, du non-respect des difficultés ou de handicaps ou de troubles que les parents auraient pris soin de signaler. Ainsi le dossier permet aux familles de se retourner contre un inspecteur qui n'aurait pas respecté son obligation de tenir compte du dossier pour son contrôle.
Nous proposons qu'en cas de deuxième contrôle, la famille puisse demander à ce qu'il soit effectué par un autre inspecteur.

Alors bien sûr tout n'est pas parfait. Bien entendu, toutes les propositions ne satisferont pas tout le monde. Evidemment comme pour tout compromis, il nous faut accepter de faire des concessions.Si vous y prêtez attention, vous verrez que nos propositions sont équilibrées. Elles visent à satisfaire les deux parties, pour préserver l'IEF et pour pacifier les contrôles. Elles se présentent avant tout comme une base de travail.
Article conçu, réfléchi et rédigé par les membres du Collectif l'Ecole est la Maison

vendredi 17 mars 2017

Un nouveau soutien pour le Collectif



Image associée
Laurent Lafforgue,
Mathématicien, médaillé Fields 2002,
Membre de l'Académie de Sciences, section mathématiques, Professeur permanent à l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES)
a préfacé les manuels de la méthode Singapour édité par la Librairie des Ecoles


Mercredi 15 mars, la porte-parole du Collectif s'est rendue à l'IHES où elle était attendue par Laurent Lafforgue. Il est ressorti de ce long entretien que le Collectif l'Ecole est la Maison et Laurent Lafforgue partageaient les mêmes points de vue sur l'instruction en famille, l'instruction formelle, l'urgence de replacer la transmission des savoirs au cœur de l'instruction, la nécessité de méthodes structurées et structurantes dans les apprentissages.

Il comprend nos positions et notamment notre volonté d'harmoniser les contrôles. Nos 20 propositions faites dans cet objectif, ont été lues, comprises et soutenues.

Laurent Lafforgue a aussi exprimé le point de vue que si des obligations de résultats et non pas seulement de moyens pèsent sur les familles qui pratiquent l'école à la maison et sur les écoles hors contrat, les mêmes obligations devraient peser aussi sur les établissements scolaires publics et privés sous contrat - ce qui serait d'ailleurs une très bonne chose pour ces établissements.

Nous le remercions donc chaleureusement pour le temps qu'il nous a consacré, pour l'attention qu'il a portée à nos propositions et pour le soutien officiel qu'il a apporté au Collectif l'Ecole est la Maison et à ses actions en cours.

mardi 14 mars 2017

La CIDE: comprenons-nous bien!

     

Dans le cadre de la conception de notre "Pack démarrage IEF", nous nous sommes penché(e)s sur les textes fondateurs du droit de l'enfant à l'instruction, car citer un article de loi pour faire valoir un droit face à un inspecteur d'académie ou un maire, c'est faire référence à un texte complet
Le Collectif propose une réflexion autour de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) afin d’essayer de mieux comprendre l’esprit dans lequel elle a été adoptée et ses possibles interprétations dans le cadre de l’instruction en famille.

A la naissance d’un enfant, les parents se voient confier la tâche de le protéger, de l’éduquer et de prendre les décisions qui s’imposent pour lui. L’enfant étant dépendant, ce sont ses parents qui devront décider, à sa place, du meilleur cadre dans lequel ils souhaitent l’éduquer. Le lieu de vie, la façon de vivre et la structure dans laquelle il évoluera, dépendent en grande partie du niveau de vie et des choix éducatifs de ses parents. Les enfants naissent égaux mais leur avenir est intimement lié à leurs conditions de vie et à l’éducation qu’ils auront. C’est pour défendre les droits de tous les enfants dans le monde qu’une Convention Internationale pour les Droits de l’Enfant (CIDE) a été adoptée par l’ONU en 1989. Cette convention veut assurer une protection aux enfants du monde en 54 articles convenus par les pays signataires qui l’ont ratifiée. Ratifier signifie « approuver, confirmer ce qui a été dit ou fait, le reconnaître comme vrai ou comme valide ». Cent quatre-vingt-quinze pays ont ratifié la CIDE. La France compte parmi les pays signataires.

Deux articles de la CIDE sont consacrés au droit à l’éducation des enfants, soit les articles 28 et 29 .

Article 28:
1) Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances :
a - ils rendent l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous ;
b - ils encouragent l’organisation de différentes formes d’enseignement secondaire, tant général que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant, et prennent des mesures appropriées, telles que l’instauration de la gratuité de l’enseignement et l’offre d’une aide financière en cas de besoin ;
c - ils assurent à tous l’accès à l’enseignement supérieur, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés ;
d - ils rendent ouvertes et accessibles à tout enfant l’information et l’orientation scolaires et professionnelles ;
e - ils prennent des mesures pour encourager la régularité de la fréquentation scolaire et la réduction des taux d’abandon scolaire.

2) Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit appliquée d’une manière compatible avec la dignité de l’enfant en tant qu’être humain et conformément à la présente Convention.
3) Les États parties favorisent et encouragent la coopération internationale dans le domaine de l’éducation, en vue notamment de contribuer à éliminer l’ignorance et l’analphabétisme dans le monde et de faciliter l’accès aux connaissances scientifiques et techniques et aux méthodes d’enseignement modernes. A cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.

Article 29:
1) Les États parties conviennent que l’éducation de l’enfant doit viser à :
a - favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ;
b - inculquer à l’enfant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies ;
c - inculquer à l’enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ;
d- préparer l’enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d’origine autochtone ;
e - inculquer à l’enfant le respect du milieu naturel.
2) Aucune disposition du présent article ou de l’article 28 ne sera interprétée d’une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer et de diriger des établissements d’enseignement, à condition que les principes énoncés au paragraphe 1er du présent article soient respectés et que l’éducation dispensée dans ces établissements soit conforme aux normes minimales que l’État aura prescrites.


La CIDE par ces deux articles précise sans aucun doute possible que les Etats doivent garantir à chaque enfant le droit à l’éducation et tout mettre en œuvre pour les assurer de ce droit et de la qualité de l’enseignement.

Ces deux articles spécifiques de la CIDE ont d’ailleurs conduit à l’adoption d’une Déclaration qui a été signée par 155 pays en 1990, soit la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous,  et cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux. Cette déclaration s’est fixée six objectifs :
1)  L’accès universel à l’éducation
2)  Mettre l’accent sur l’équité
3)  Mettre l’accent sur les résultats d’apprentissage
4)  Elargir les moyens et la portée de l’éducation de base
5)  Améliorer l’environnement d’apprentissage
6)  Et renforcer les partenariats pour 2000 (Cependant rappelons qu’en 2000 les objectifs n’étaient pas atteints).
S’appuyer sur la CIDE afin  de garantir son droit à exercer librement l’instruction en famille s’avère une décision hasardeuse parce que celle-ci spécifie formellement en l’article 29 au point 2 que l’Etat prescrit les normes minimales en matière d’éducation
En tout état de cause, la CIDE encourage à considérer l’intérêt supérieur de l’enfant avant toute chose. Etant donné que les articles 28 et 29 préconisent de rendre obligatoire l’enseignement primaire pour tous et que la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous (issue de la CIDE) met l’accent sur les résultats de l’apprentissage (objectif 3 de la Déclaration), il apparaît problématique de s’y référer pour justifier le non enseignement et la volonté de soustraire son enfant à toutes formes d’évaluation lors des inspections.

Il est fréquent que les parents se voient conseiller d'invoquer l'article 9 de la CIDE lorsqu’ils désirent ne pas être séparés de leur enfant lors des contrôles. Or cet article a été rédigé en faisant référence à un contexte très différent d’une inspection de l’académie qui ne représente en aucun cas un risque pour la sécurité de l'enfant
En effet, l'article 9 précise le droit de l’enfant à ne pas vivre séparé de ses parents ou de l’un de ses parents contre leur gré sauf si la sécurité de l’enfant est menacée (maltraitance, négligence). En ce cas, l’intérêt supérieur de ce dernier sera observé. L'article 9 ne peut donc pas être invoqué pour une brève séparation à l'occasion d'un contrôle de l'inspection. En revanche, les parents qui ne souhaitent pas être séparés de leur enfant pourront plus judicieusement s'appuyer sur l'art. R. 131-14 du décret paru en octobre 2016 et sur l'article 371-1 du Code Civil (Modifié par LOI n°2013-404 du 17 mai 2013 - art. 13).
 
La CIDE est une convention qui constitue un ensemble. Notre réflexion nous conduit à penser que nous ne pouvons y faire notre marché en sélectionnant des phrases qui plaident notre cause tout en ignorant d’autres clauses qui contredisent nos revendications

Brandir la CIDE comme la Liberté au sein nu, c'est, nous semble-t-il, accepter les responsabilités, les droits et les devoirs que le texte impose aux responsables légaux de l'enfant et aux États parties.


  
      Humanium

Article conçu, réfléchi et rédigé par les membres du Collectif l'Ecole est la Maison